29 janvier à 19h30
30 janvier à 20h30

l'extravagant Monsieur Jourdain

théâtre - Balagan Théâtre

Boulgakov d'après Molière


les personnages de la pièce, costumés en turques deviennent derviches tourneurs.

Approches et découvertes


traduction
Simone Sentz-Michel
mise en scène
Grégoire Ingold
avec
Béatrice Avoine
Etienne Brac
Emmanuelle Della Schiava
Aymeric Lecerf
Bounsy Luang-Phinith
Julien Muller
Pembe Mwana-Khu
Eric Nasuti
Juliette Rizoud
Philippe Vincenot
lumières
Rémi El Mahmoud
régie générale
Olivier Higelin
scénographie
Elodie Monet
Thiphaine Monroty
costumes
Aude Bretagne
stagiaire costumes
Laëtitia Tricoire
chapeaux
Adeline Isabel
directeur des combats
Didier Laval
chorégraphie
Kerrie Szuch
maquillage / coiffures
Eva Gorszczyk
chargée de production
Fabienne Jullien
photo
© Anne Gayan

Production : Compagnie Balagan Système / Hippodrome de Douai - Scène Nationale / Théâtre de Vienne - Scène conventionnée Rhône Alpes / CDNA - Centre Dramatique National des Alpes avec la participation artistique de l’ENSATT avec le soutien du Département de l'Isère et de la Région Rhône-Alpes et de l'Adami

13€, 10€, 7€, 5€
L'extravagant Monsieur Jourdain a été présenté pour la première fois en France au Festival d'Avignon en 1988, en langue russe, dans une mise en scène d'Oleg Tabakov du Studio Théâtre de Moscou. La mise en scène de Grégoire Ingold dans la traduction de Simone Sentz-Michel est la création du texte en français.
20 heures, la répétition est finie, le théâtre ferme ses portes. Les comédiens regagnent leurs loges, Béjart, le metteur en scène, range ses notes et sort. Un dernier régisseur coupe les circuits et laisse sur la scène vide «la servante», ultime veilleuse dans l'édifice rendu à son obscurité.
Silence. Ne quittez pas vos places… Des profondeurs de la coulisse, un petit homme apparaît, il apporte une lettre : Ordre de produire pour demain, une pièce inédite pour le Palais.
Rappel de la troupe, distribution des rôles, Béjart propose une improvisation libre sur une idée nouvelle «le bourgeois qui voulait être gentilhomme...»
Dans le théâtre insomniaque commence alors la course folle d'une nuit de fièvre pour cette unique répétition générale ; où l’on verra Jourdain apprendre les belles manières, tâcher d'élever son esprit par l'exercice du chant, de la danse et de la poésie ; où l'on verra des petits-maîtres se battre pour de l'argent, une jeune fille mariée de force avec le Grand Turc, un homme anéanti par les moqueries…
Boulgakov emprunte à Molière le canevas de sa pièce et nous invite à faire l'expérience du théâtre comme on ne l'a jamais vu, dans cette heure interdite d'après la fermeture, quand la machinerie s'emballe et qu'elle happe et régurgite, de toutes ses trappes, comédiens et personnages.
Boulgakov, nous entraîne dans une comédie aussi cruelle que drôle, une troupe d’une dizaine de comédiens inventifs et mordants mènent l'action tambour battant : c'est du théâtre.
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